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les ATELIERS

Tarif pour chaque atelier : 25€
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© Kenji Yamaguchi
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Samedi 26 avril
10h-13h : danse butoh avec Lorna Lawrie

A chaque instant le butô se questionne ce qu’est “danser », donnant ainsi un nouveau corps au danseur qui est invité à se « re découvrir » continuellement. 

Un corps qui ne cherche pas à s’étendre vers l’extérieur, mais vit intensément ce qui le divise entre l’intérieur et l’extérieur.
Ici, la danse ne propose pas une composition linéaire de mouvements mais plutôt aller dans l’exploration de la puissance de nos os, les chants qui cumulent nos nerfs, le rire de notre peau... 

L'idée n'est pas construire un corps qui transmette un message, sinon travailler davantage un corps capable de parler par lui-même. Donner à voir des univers cachés, faire surgir sa propre danse, héritière des matériaux universels. 

 Cet entraînement requière davantage une profonde disponibilité et aura pour objectif de réveiller l’écoute du corps, la compréhension du temps et de la durée des mouvements, et la préciosité des détails. Une invitation à ne pas rester dans des lieux du confort pour pouvoir découvrir des autres territoires de sa danse. 

  

Lorna Lawrie : Diplômée en art dramatique  à l’Université National de Córdoba (Argentine), elle suit au même temps depuis son enfance une formation professionnelle de danse classique et contemporaine, faisant partie de plusieurs compagnies professionelles. En 1997 elle rencontre Rhea Volij et découvre la  danse butô.  Elle danse sous la direction de Rhea dans la Cie de Butô La Brizna (Buenos Aires). Dès lors le Butô devient le langage artistique à travers duquel elle oriente son travail et son entraînement.  

Elle perfectionne sa danse avec Tadashi Endo en Allemagne, ainsi qu’avec les maîtres Yoshito Ohno, Ishi Mitsutaka, Yukio Waguri au Japon.  Arrivée à Paris en 2007, elle intègre la Cie de Butô Incarnat avec Leone Cats et Christelle Raynier et réalise un Master de Recherche au Département en Danse de la Université Paris 8, autour du butô et la peinture de Francis Bacon. Formatrice, elle dispense des cours et stages sur Paris, et divers ateliers en France, Allemagne, Espagne, Belgique et à l’université National de Cordoba en Argentine.  

Entre 2009 et 2012 dirige le projet « Butô ouvert », un espace de création et réflexion pour les artistes liées au butô à Paris. En 2009 elle créa la Cie Seuil avec le musicien acousmatique Michel Ti tin Schneider qui se présente à « Barcelona en butô » « Festival de butô de Paris » , «Festival Internacional del Movimiento » Venezuela, etc 

Participa en tant que chorégraphe au projet « Oser le dire, pouvoir le faire » de le Cie Arti e parole, subventionné pour l’union Européenne, et aux éditions Experimenta Butô Menorca, en tant que chorégraphe et formateur.  Depuis 2014 elle mène la direction artistique  du groupe de recherche et création  Tacuabé danse butô, qui se produit régulièrement sur Paris. En 2015  elle créa  EMPREINTE EN MOUVEMENT, compagnie  de danse mais également  plateforme d’échanges artistiques pluridisciplinaires.  

Actuellement installée au sud de la France, elle travaille sur des nouveaux projets chorégraphiques et pédagogiques avec des structures culturelles  de la région des Alpes de Haute Provence : le projet Re-trouver l’eau,  film de vidéo danse codirigé  avec la vidéaste Chloé Scialom ainsi que les laboratoires de recherche et création en danse butô qui comptent avec une dizaine de danseurs-chercheurs à chaque saison.  


14h-17h : danse japonaise traditionnelle     

                                                                                                          et lien avec le butoh                                              

                                             avec Yoko Sobue
 

Il y a des points communs entre le Butoh et la danse traditionnelle japonaise. Bien qu'il y ait des exceptions, on peut dire que la musique traditionnelle japonaise est principalement axée sur les mots, tandis que la musique classique est centrée sur la mélodie. La danse traditionnelle japonaise se concentre sur les gestes liés aux mots, tandis que la danse occidentale se concentre sur les pas.
Tatsumi Hijikata a développé une méthode de chorégraphie qui s’appelle Butoh-fu (des vocabulaires des mouvements) dans les années 70, qu'il a partagé avec ses disciples. La méthode consiste à relier les mots à des images et des sensations. C'est une méthode où l'on abandonne son propre soi et se laisse guider par les mots. 
Dans le Jiuta-maï (danse traditionnelle japonaise), la chorégraphie est également liée aux paroles des chansons. Les paroles génèrent des images et des émotions, qui font bouger le corps. Mais dans le Jiuta-maï, on danse sans abandonner son propre soi tout en imaginant le personnage de la chanson. 
Aussi, dans le Butoh, le concept de "ma" (l'espace en suspension du temps et mouvements) joue un rôle très important pour donner vie à la danse. Il en va de même pour le Jiuta-maï : la marge musicale donne de l'espace aux émotions, et l'espace entre les mouvements met en valeur les gestes et les postures. 
Beaucoup pensent que Kazuo Ohno faisait de l'improvisation, mais avant de créer ses œuvres, il notait une grande quantité de textes, de phrases et de coupures de journaux dans un cahier. Après avoir digéré cette période d'inondation de mots, il se dirigeait vers la danse. Les mots occupaient donc une position importante pour lui. 
Il peut-être intéressant de comprendre des aspects structurels du Butoh en passant le Jiuta-maï, qui est une forme classique japonaise, comme filtre. 

Atelier de Jiuta-maï de l’école Furusawa

Le jiuta-maï est une danse traditionnelle japonaise qui s'est perfectionnée sous la forte influence du Nô. Le  Jiuta-maï se caractérise à la fois par la forme et l'émotion qui progressent presque simultanément. 

Le Goten-maï, qui est à l'origine du l’école Furusawa de Jiuta-maï, a été interprété comme une danse de consécration et comme une source de divertissement pour les femmes vivant dans les châteaux. 

Dans l’atelier, nous allons apprendre comment utiliser le corps, en commençant par la salutation et la marche, qui sont les bases de la danse. Ensuite, nous allons essayer un répertoire de l’école Furusawa en nous concentrant sur les gestes, le regard.

Yoko Sobue est danseuse, chorégraphe et choréologue Benesh. Formée à la notation Benesh au Conservatoire national supérieur de musique et danse de Paris, elle obtient son diplôme en 2013. Depuis 2016 elle collabore avec l’ensemble de musique « Gaden » pour des spectacles du Jiuta-maï. En 2021, elle reçoit au Japon le titre de « Natori » (diplôme de professeur) de Jiuta-maï à l’école Furusawa avec le nom de scène « Yûryô Furusawa ».



Dimanche 27 avril
10h-13h : danse butoh et voix avec Stéphane                                         et Prune Guillaumon

Dans cet atelier nous vous proposerons une préparation du corps pour aller vers le chant et avec le chant d’accompagner le mouvement... 

Ensemble, nous essayerons grâce à l’imaginaire et aux sensations d’ouvrir « d’autres portes » ... 

Nous ferons "danse" du moindre geste, et de n’importe quelle partie du corps quelqu’il soit ... 

Et du plaisir d’être en mouvement le plus simplement... 

Nous jouerons avec le souffle, avec notre voix en s’amusant de nos limites pour explorer le chant et le « lâcher-prise » ...

Stéphane Guillaumon débute par une formation de l'acteur influencée par les recherches de J.Grotowski, à Paris. Imprégnée par cet enseignement théâtral ou le corps est dépouillé, transformé, elle n'a cessé de chercher ce cheminement au sein des compagnies avec lesquelles elle travaille et les divers trainings, laboratoires et stages de danse divers. 

 Mais c'est dans sa rencontre avec le Butô qu'elle retrouve l'espace possible de ses réflexions et questionnements autour du corps, de l'humain, de la transformation, et du rapport à l'environnement et au son. 

Stéphane a rejoint un Collectif Butô de danseurs formé autour de Gyohei Zaïstu et Maki Watanabe au sein duquel elle danse à  Hambourg,  à Paris, lors des Nuits Butô à l’Hélice terrestre et au festival Hélium à Chevreuse. Et depuis 2016 lors du festival des Arts de Séné.

 Elle danse, invitée par Kazehito Seki lors de son concert bruitiste. 

Et créé des solos : accompagnée à l'accordéon par Magali Berruet; Histoire d'os à l’Atelier des Canulars. 

Elle collabore avec le musicien et désigner sonore Shoï Extrasystole et Magali Berruet et crée Outre.

 Elle danse régulièrement pour la Cie Transit sur le projet Résonances lors de performance de danse in-situ accompagnées de musiciens et dans Icebergs chorégraphié par Cécile Raymond. 

Actuellement elle travaille sur deux nouveaux projet: Hïatus projet Butô et voix avec le Collectif les Particules. Carcasse accompagnée par le musicien Castor Morse . Elle a dansé en solo Métastable musique de Frédéric Kahn; VPPV Oppressante musique Michel Titin-Schnaider dans le cadre du festival En chair & en son, au sein d’un acousmonium... 

Elle co-organise un Festival Butô au Bac à sable. 


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Et chez notre partenaire L'Involontaire :
 

Vendredi 25 avril - Journée de workshop de danse
« Devenir enfant de Kinjiki : Archives et matière »
accompagné par la musique live de Rémi François. 

à La Navette, Saint-Laurent-en-Royans (26), de 9h30 à 17h.
Tarifs: 35/50/60 €, ouvert à tou-tes, 15 personnes max.
Animé par Pascale Guirimand et Mickaël Crampon de L'Involontaire.

Pour s'inscrire, écrire à lacinquiemesaisonaccr@gmail.com

Intention
Nous partirons à la rencontre des débuts des butô en suivant un processus que nous avons nous-même traversé. Nous travaillerons à partir d’archives pour les faire résonner en nous, nous visiterons des corps aux aguets, rigides ou liquides, nous irons dans le noir et dans nosmémoires, nous puiserons dans les écritures de Mishima et Genet (les deux grandes inspirations de Kinjiki), mais aussi Wittig, pour encenser nos danses.

Workshop proposé en partenariat avec l'ACCR/5ème saison et dans le cadre de Danse au fil d'avril.

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